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Relations no 755
Chaussure Trail Trail Adidas Trail Adidas Trail Trail Chaussure Adidas Chaussure Adidas Adidas Adidas Chaussure Chaussure 3L54AjR mars 2012

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Par : Jean Richard

L’auteur est professeur émérite à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval

Par la figure de Jésus, le christianisme invite à ne pas se laisser écraser par la souffrance et à lutter contre toutes les forces de la mort par amour de la vie.

On reproche souvent au christianisme son insistance sur la souffrance, ce qu’illustre le symbole central de la foi chrétienne, le Christ en croix. À vrai dire, ce n’est pas seulement le fait du christianisme, puisque toutes les religions sont, d’une façon ou d’une autre, des réponses à l’énigme de la souffrance et de la mort. Ce qui distingue le christianisme, c’est plutôt son attitude devant la souffrance : il ne faut pas la fuir mais l’affronter.

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Le Christ souffrant

Ainsi, le Christ ne s’est pas évadé de ce monde, il est venu dans le monde. C’est tout le sens de l’incarnation. Il est venu combattre le mal et la souffrance qu’il inflige. C’est par là qu’il est sauveur du monde. Dans le Nouveau Testament, « salut » signifie d’abord « guérison ». Ainsi voyons-nous Jésus, tout au long de sa vie publique, entouré de malades envers qui il éprouve de la compassion, en faveur desquels il exerce son ministère de guérison. Le fait que les exorcismes y occupent une place importante rappelle qu’à travers les guérisons, ce sont les puissances du mal qui sont visées et combattues. Au-delà de la guérison, Jésus veut rendre son humanité à celui ou celle qui, par sa maladie, est exclu socialement.

Mais le Christ n’a pas seulement combattu le mal. Ayant assumé la condition humaine, il est devenu lui-même victime du mal, de la souffrance et de la mort. Cette vérité centrale du christianisme nous est rappelée chaque fois que notre regard se porte sur le crucifix.De là, cependant, surgit un malaise dans le christianisme contemporain. Car on en était venu à valoriser la souffrance en elle-même, à lui accorder un caractère positif en tant que moyen de salut. La ferveur chrétienne en aura donc incité certains à chercher des « croix », à s’infliger des souffrances. Cela a suscité une théologie de la souffrance rédemptrice dans une perspective sacrificielle, qui s’est manifestée sous diverses formes tout au long de l’histoire du christianisme et qui survit encore aujourd’hui.

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Mais il y a là malentendu. Ce n’est pas la souffrance comme telle qui est libératrice, mais la victoire sur celle-ci. Dans le Nouveau Testament, une image revient souvent pour exprimer l’issue positive de la souffrance : ce sont les « douleurs de l’enfantement ». La souffrance comporte un germe de vie nouvelle. Ce que saint Paul exprime avec le paradoxe de la puissance divine présente dans la faiblesse humaine.

Le paradoxe de l’incarnation

Ce paradoxe est au cœur du christianisme. On se rappelle ce passage où saint Paul raconte avoir prié le Seigneur de le délivrer de ses faiblesses. La réponse qu’il a reçue l’a bien marqué, car il y revient souvent sous différentes formes : « [le Seigneur] m’a déclaré : “Ma grâce te suffit, car la puissance se déploie dans la faiblesse.” C’est donc de grand cœur que je me glorifierai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ. […] Car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2e Lettre aux Corinthiens 12, 9-10).

Il n’est pas facile de penser jusqu’au bout, de façon conséquente, ce paradoxe chrétien de l’incarnation : la puissance divine présente dans la fragilité humaine, la vie divine se trouvant au cœur de la mort, la joie divine se tenant au cœur de la souffrance. On est porté à opposer les deux pôles, positif et négatif. On oublie alors que, dans la pensée judéo-chrétienne, le positif se présente toujours comme une victoire sur le négatif. Ainsi, dans le Nouveau Testament, la joie et le bonheur sont-ils présentés comme assumant et surmontant la souffrance. C’est le sens des béatitudes annoncées aux pauvres, aux affligés, aux victimes d’injustices (Matthieu 5, 3-12).

On arrive à la même conclusion en reprenant les choses par l’autre bout. En partant de ce qu’on a appelé la kénose du Christ Jésus. Lui qui était de condition divine s’est vidé de lui-même et a assumé la condition humaine, en prenant la figure du Serviteur souffrant (Lettre aux Philippiens 2, 6-8). Là encore et là d’abord, la toute-puissance divine se retrouve au cœur de la faiblesse humaine. « C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom » (2, 9).

Ce paradoxe de l’incarnation comporte aussi une dimension sociale. C’est le sens de l’annonce du Royaume de Dieu aux pauvres, aux démunis, aux opprimés. Dans les évangiles, le Royaume est une expression éminemment sociale. C’est le symbole du monde nouveau, de la société nouvelle. Dans sa première prédication à Nazareth, Jésus se dit envoyé pour annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, aux captifs, aux opprimés (Luc 4, 18). Cette Bonne Nouvelle est précisément celle du Royaume de Dieu, comme on voit dans la proclamation des béatitudes : « Heureux, vous les pauvres : le Royaume de Dieu est à vous » (Luc 6, 20). Ce qu’il faut interpréter, encore une fois, dans le sens du paradoxe de l’incarnation, c’est que la toute-puissance divine se loge au cœur de la faiblesse politique des pauvres.

La force historique des pauvres

En notre temps, cette conviction de foi et d’espérance, concernant la puissance du Royaume de Dieu au milieu des pauvres et des souffrants de la terre, a été reprise et annoncée par la théologie de la libération – qui a été assez malmenée par la curie romaine [1]. Gustavo Gutiérrez en parle comme de la « force historique des pauvres ». Il affirme que « les pauvres sont – et seront définitivement – ceux qui font l’histoire ». Eux « qui étaient jusqu’alors les “absents” de l’histoire commencent à se rendre présents en elle. Les pauvres passent sur le devant de la scène[2] ». Voilà bien une authentique affirmation de la puissance du Royaume de Dieu au cœur de la faiblesse humaine. Ce n’est pas en tant que masse miséreuse et souffrante que les pauvres deviennent les agents de l’histoire, mais pour autant que le souffle de l’Esprit et l’énergie du Royaume les accompagnent.

Plus près de nous, dans le temps et l’espace, nous avons connu quelque chose de semblable dans le mouvement des Indignés. Le nom d’ « indignés » exprime bien ce dont il s’agit. Le Petit Robert donne cette définition de l’indignation : « Sentiment de colère que soulève une action qui heurte la conscience morale, le sentiment de la justice. » Dans le cas des Indignés, le sentiment de colère et de révolte ne vient pas seulement d’une action passagère, mais d’une structure sociale permanente. Le désir irrépressible de justice se trouve alors aiguillonné par le sentiment d’une situation d’injustice intolérable. La béatitude des assoiffés de justice prend ainsi tout son sens : « Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés » (Mt 5, 6). Ce qu’on peut lire comme une paraphrase de la béatitude des pauvres : les assoiffés de justice sont les pauvres, victimes d’oppression sociale; l’oppression éveille en eux la conscience de la justice et, avec elle, l’espérance du Royaume de justice. Or l’espérance est déjà chez eux la présence anticipée de la puissance du Royaume.Suède Suède Puma Blanc Puma Chaussure Blanc Puma Chere Chaussure Suède Chere Chaussure 0wO8Pkn

J’étais heureux d’entendre la même appréciation positive de ce mouvement des Indignés par une personnalité religieuse québécoise des plus autorisées en ce domaine. Mgr Pierre-André Fournier, archevêque de Rimouski, était déjà reconnu comme « pasteur social », alors qu’il était curé dans le quartier populaire de Saint-Roch, à Québec. Dans un article du journal Progrès Écho de Rimouski (4 décembre 2011), il écrit : « Je me suis réjoui de pouvoir rencontrer un groupe de jeunes du mouvement des Indignés lors de la manifestation Occupons Rimouski. J’ai vu dans leur présence une initiative en faveur d’un futur différent où les inégalités sociales flagrantes sont décriées. J’ai vu dans leur présence un signe des temps. » Un signe des temps d’autant plus manifeste, en effet, qu’il survient au beau milieu d’une crise économique. Autre illustration du paradoxe biblique de la faiblesse des puissants et de la force des pauvres – malgré et dans leur souffrance.



[1] Voir « La théologie de la libération, d’hier à aujourd’hui », Relations, no 752, novembre 2011.

[2] Gustavo Gutiérrez, La force historique des pauvres, Paris, Cerf, 1986, p. 66. Chaussure Trail Trail Adidas Trail Adidas Trail Trail Chaussure Adidas Chaussure Adidas Adidas Adidas Chaussure Chaussure 3L54AjR


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